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25 janvier 2024

Kim Desormeaux - kdesormeaux@medialo.ca

À quoi ressemblera l’économie en 2024?

3624perspective économiques

©Ferland Photo

Plusieurs personnes étaient pr50ȻƵentes lors de cette première 50ȻƵition de la Matin50ȻƵ économique.

L’année 2024 s’annonce fragile pour certains secteurs de l’économie, au point où une récession légère se ferait ressentir. C’est en tout cas ce qui est ressorti de la Matinée économique présentée par la Chambre de commerces et d’industries Les Moulins, le 16 janvier dernier, à Terrebonne.

L’année 2023 a commencé avec une inquiétude croissante quant aux effets du resserrement agressif de la politique monétaire sur les économies mondiales. En ce qui concerne le PIB, ces effets ont été très variables. Contre toute attente, l’économie américaine a réussi à afficher une croissance supérieure à son potentiel, tandis que l’inflation diminuait. De son côté, l’économie canadienne a évité de justesse une récession technique en milieu d’année, mais cela n’aurait pas été possible sans une augmentation record de la population dans le pays.

La réalité québécoise

Au Québec, cependant, l’augmentation démographique n’a pas suffi à compenser la morosité économique, et plusieurs signes indiquent que nous sommes en train de nous diriger vers une récession, comme nous l’avions anticipé. La situation est également similaire en Europe, tandis qu’en Chine, l’économie continue de s’affaiblir en raison de la correction du marché immobilier et de ses répercussions sur la confiance, parmi d’autres obstacles.

L’inflation ralentie

La bonne nouvelle, c’est que l’excès d’inflation se résorbe. Le déséquilibre entre l’offre et la demande diminue dans de nombreux pays, la demande de main-d’œuvre excédentaire a été largement satisfaite et la politique monétaire continue de produire ses effets décalés. Le printemps 2024 marquera le deuxième anniversaire de la hausse des taux en Amérique du Nord, ce qui laisse penser que les effets du resserrement seront pleinement ressentis tout au long de l’année. Le chemin pour ramener l’inflation à 2 % sera encore long et difficile en raison de la croissance des salaires et, dans certains cas, comme au Canada, des effets du manque de logements sur la croissance des prix. Cependant, les progrès constants réalisés devraient donner suffisamment de confiance aux banques centrales pour qu’elles commencent à assouplir leur politique monétaire.

Une année difficile et fragile

La mauvaise nouvelle, c’est que la situation continuera d’être difficile pour les ménages et les entreprises. Nous prévoyons que l’économie canadienne stagnera en 2024. La stagnation des dépenses de consommation pendant une grande partie de 2023 s’explique notamment par la nécessité pour les emprunteurs hypothécaires d’économiser davantage en prévision de leur renouvellement. Cependant, étant donné que près de la moitié des emprunteurs n’ont toujours pas renouvelé leur prêt, ces pressions seront toujours présentes en 2024. Les entreprises abordent la nouvelle année avec une grande appréhension, car la demande faiblit et les coûts de la masse salariale continuent d’augmenter. Comme c’est le cas dans de telles phases du cycle économique, les investissements des entreprises en souffriront. Dans un pays où le stock de capital diminue et où la productivité doit être améliorée de toute urgence, cette situation est très préoccupante. Bien que certains secteurs, tels que la construction de logements locatifs et la fabrication verte, bénéficieront d’incitations gouvernementales, la prospérité du Canada reposera sur l’innovation et l’adoption de technologies à grande échelle. En l’absence de progrès en termes de productivité, le PIB par habitant continuera de diminuer au Canada en 2024.

Des risques en vue

Un certain nombre de risques pèsent sur les perspectives. L’un d’entre eux est la campagne présidentielle aux États-Unis, qui battra son plein en 2024, mais dont l’impact ne sera significatif qu’en 2025. L’élection de Donald Trump serait plus déstabilisante en termes de commerce et de relations avec la Chine, mais il est peu probable qu’une éventuelle administration Trump remette en question les principales politiques économiques de Joe Biden. Au Canada, le logement reste une préoccupation majeure, et la tendance à la hausse des inscriptions dans certaines villes laisse présager une nouvelle dépréciation de la valeur des propriétés. Cela pourrait entraîner de nouvelles difficultés financières pour certains propriétaires surendettés qui ont acheté lorsque les prix étaient au plus haut. Et presque partout dans le monde, les risques de perturbations restent élevés. On pense notamment aux événements météorologiques, aux grèves, aux conflits géopolitiques, à la volatilité des marchés financiers ou aux préoccupations liées à la santé publique. À cet égard, rien n’indique que 2024 offrira un répit par rapport aux turbulences que nous avons connues en 2023.

Remboursement du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes

En date du 18 janvier, les entreprises canadiennes ayant bénéficié du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) durant la pandémie devaient rembourser leur prêt d’une valeur maximale de 60 000 $.

« Le remboursement de ce prêt risque de faire augmenter radicalement le taux de faillite », mentionne Jimmy Jean, Vice-président, économiste en chef et stratège chez Desjardins.

Lanaudière ne fait pas exception  

Plus tôt en 2023, Nathalie Sinclair-Desgagné, députée fédérale de Terrebonne, avait contesté cette date butoir du 18 janvier et demandé un report de 6 à 12 mois pour permettre aux entreprises locales de souffler. Cette dernière avait mentionné qu’environ 400 entreprises lanaudoises pourraient se voir être dans l’obligation de mettre la clé dans la porte s’il n’y avait pas un report de la date de remboursement de ce prêt aux entreprises.   

La MRC Les Moulins optimiste  

« Je suis optimiste quant à la prochaine année dans Les Moulins, s’exclame Pierre Berthiaume, président-directeur général de la Chambre de commerces et d’industries Les Moulins (CCIM). On a toujours eu une région assez forte économiquement. Nous avons de belles entreprises sur le territoire, des entrepreneurs très performants et de belles réussites. Toutefois, il y a quelques nuages à l’horizon avec la récession légère. Pour certains secteurs c’est très, très difficile ».   

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